Poitiers Mag de Janvier 2019 : Article de Patrick Coronas

Transition écologique : Grand Poitiers se renforce

 La transition énergétique est un enjeu majeur pour les prochaines années. Particuliers, entreprises, collectivités locales, Etat, tous doivent prendre leur part en fonction de leurs capacités et moyens. Il est en effet injuste et inefficace de tout faire reposer sur les individus.

 Poitiers et Grand Poitiers ont intégré cette nécessité depuis déjà de nombreuses années et ont décidé de se doter d’un nouvel outil pour accélérer et rendre plus efficaces leurs actions dans ce domaine : une société d’économie mixte avec pour partenaire EDF, SOREGIE, la Caisse des dépôts et le Crédit Agricole.

 La SEM Energie permettra la production d’énergies renouvelables pour le compte de Grand Poitiers participant à l’objectif de 30% de production issue d’énergies renouvelables, d’ici 2030 et donnant à la collectivité des ressources financières au service des habitants.

 Nous souhaitons à l’ensemble des poitevins, aux agents de la ville et de la communauté urbaine une très bonne année 2019.

 

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Conseil Municipal du 03 Décembre 2018 : Intervention de Patrick CORONAS : Gilets jaunes

Personne, ni dans cette assemblée ni ailleurs, ne peut aujourd’hui prédire comment se finira le mouvement des gilets jaunes.

Ces gilets jaunes, qu’à certaines époques on a appelé les victimes de la fracture sociale, la France d’en bas, les sans-dents, ces français qui tout au long des dernières élections ont exprimé leur colère et leur frustration par successivement l’alternance, l’abstention, le vote extrême et le « dégagisme » se sont aujourd’hui levés dans un mouvement de contestation sans précèdent ces 50 dernières années.

Sans précèdent dans la durée et l’ampleur, la répartition géographique, la diversité sociologique, la liste des revendications et la remise en cause des institutions et de ceux qui les représentent (nous y compris).Le gouvernement actuel et le président Macron ne sont bien sûr pas les seuls responsables de la situation actuelle et des difficultés à vivre de millions de français. Mais par leurs choix politiques, leurs attitudes, ils ont rajouté la dernière goutte d’eau au vase de la désespérance qui ne demandait qu’à déborder.

Et par son positionnement idéologique et son constant dénigrement des partis, des syndicats et des Français, le président Macron a mis le dernier clou au cercueil de la Vème république qui n’était déjà plus très vigoureuse. Il se retrouve donc maintenant seul face aux français et à leur colère avec son premier ministre comme dernier rempart.C’est à lui maintenant de trouver la réponse à apporter aux attentes des français. La majorité les taxe d’incohérentes, de dangereuses, d’infinançables. Pourtant elles ne font que réclamer la justice fiscale, suffisamment de pouvoir d’achat pour vivre dignement, des services publics de proximité et à la hauteur des besoins. Finalement, revenir aux fondamentaux de ce qu’une France ruinée par la guerre et à reconstruire a réussi à faire avec la politique du CNR. La France d’aujourd’hui est riche, elle devrait être capable de la faire. Mais les solutions demanderaient de rompre entre autre avec les règles budgétaires européennes, de s’attaquer sérieusement au 80M de fraudes fiscales et sociales. Ce gouvernement et ce président y sont-ils prêts ?

En attendant, à Poitiers, nous ferons notre part, en préservant les services publics dont nous avons la responsabilité et en maintenant notre politique de solidarité, en place depuis 1977. Il nous faudra aussi chercher à faire ce travail à l’échelle de Grand Poitiers, pour faire un Grand Poitiers solidaire, Cela demandera une grande force politique, mais nous y œuvrerons

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Poitiers Mag de Décembre 2018 : Article de Coralie Breuillé-Jean

Loi EGalim : un cadeau empoisonné 

Le 1er novembre 2018, la loi demandant à la restauration collective publique d’inclure 50% de produits bio et préservant l’environnement dont 20% minimum de bio dans ses denrées d’ici à 2022 a été promulguée.

Mais elle n’a rien prévu de plus : aucun moyen financier supplémentaire, aucun accompagnement dans les démarches, aucun encadrement de production.

Heureusement pour nous, cela fait plusieurs années que la ville de Poitiers mène une politique ambitieuse qui allie qualité des aliments servis et utilisation locale de l’argent public, ce qui lui permettra d’atteindre les 50% en 2019, malgré les contraintes budgétaires actuelles.

Mais comment feront les communes qui n’avaient jusqu’à maintenant pas engagé de démarches dans ce sens ? Celles qui n’ont pas d’agents à même de mettre en œuvre ces décisions ? Celles dont le budget de fonctionnement est si serré qu’il ne peut inclure le coût supplémentaire de 50% des denrées ? Cela, la loi se garde bien de le dire.

Un bel effet d’annonce en somme. Et un cadeau empoisonné de plus pour les collectivités.

 

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Poitiers Mag de Novembre 2018 : Article de Nathalie Rimbault-Ratière

Les plans de la honte: ça continue

Inlassablement, le gouvernement poursuit ses plans. L’an passé,  il annonçait  la disparition des emplois aidés sous des prétextes fallacieux. Ce gigantesque plan de licenciements a touché principalement des hommes et des femmes souvent peu qualifié.e.s, jeunes ou moins jeunes, chômeur.se.s de longue durée, pour lesquels ces contrats, bien que peu rémunérés et précaires, ont  souvent constitués la seule façon de trouver ou retrouver un emploi.

Ce plan est venu alourdir le plan de déconstruction sociale amorcé par  la baisse des  dotations aux collectivités,  la diminution de l’indemnisation chômage, la baisse de 5euros des APL,  la hausse de la CSG pour les retraités.

Pour contrebalancer l’impopularité de ces plans, le « Président des riches » jette des miettes aux plus précaires de nos concitoyens avec un plan de lutte contre la pauvreté et la précarité. Après toutes les attaques en règle contre les plus démunis, la pauvreté de ce plan enfonce le clou du cynisme érigé en système.

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Poitiers Mag d’Octobre 2018 : Article de Nathalie Rimbault-Herigault

Vigilance et exigence

 Le respect des réglementations et des normes s’applique à tous et en particulier pour les établissements recevant du public (ERP). Cela entraîne des contrôles réguliers, dont la mairie est partie prenante. Les décisions prises collégialement, avec les pompiers, la police, la DDT et la Préfecture, vont de l’avis favorable à défavorable. Lorsque l’avis est défavorable, nous pouvons prescrire des observations à régler dans un délai raisonnable qui, en cas de non réalisation, peuvent entrainer l’arrêt de l’activité. Les conséquences de ces décisions sont mûrement réfléchies, la priorité de la sécurité du public étant toujours le principal souci. Rien ne pourrait justifier de faire courir des risques à la population. La Mairie ne transigera jamais là-dessus.

 Les élus communistes participent aussi à ces contrôles et l’assument pleinement car la sécurité du public n’a pas de prix. Les lois, normes et règlements qui visent à le protéger doivent être respectées.

 

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Communiqué de Presse du 02 Octobre : La Maison

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Conseil Municipal du 24 Septembre 2018 : Intervention de Coralie BREUILLE-JEAN : La Maison

La prise en charge des mineurs isolés étrangers n’est pas une problématique poitevine.

Partout en France, en particulier dans les grandes agglomérations, nous retrouvons ces mêmes questions :

Qui pour les prendre en charge ?

Qui pour les accompagner dans leurs démarches administratives ?

Qui pour les loger, les nourrir, les soigner et assurer leur éducation ?

Les questions de migrations et de prise en charge des refugiés sont des compétences de l’Etat. La protection de l’enfance, celle du Département.

L’un et l’autre, ici comme partout en France, ne se montrent pas à la hauteur des enjeux. Souvent par manque de moyens, parfois par idéologie comme lorsque notre gouvernement préfère chasser les humains qui rentrent dans le pays que les capitaux qui en sortent.

En attendant, de simples citoyens sauvent l’honneur de notre pays et font ce que les institutions devraient faire. Se montrer humain et responsable. A Poitiers, comme partout en France, des dizaines de famille se sont organisées et accueillent maintenant depuis de nombreux mois des mineurs chez eux. Leur donnant ainsi un foyer, leur montrant ainsi le visage fraternel de la France. Ce qui permet de maintenir un statu quo encore supportable.

Mais à Poitiers, comme partout en France, ces accueils individuels se sont parfois montrés insuffisant et d’autres solutions ont dû être trouvées. Et des citoyens n’ont eu d’autres choix que d’en venir à l’occupation illégale de bâtiments inhabités. C’est un cas de ce type qui nous préoccupe aujourd’hui à Poitiers.

Le logement de fonction du Premier Président de la cour d’Appel, inoccupé depuis des années, est squatté depuis le mois de Juin. Occupé par une vingtaine de mineurs, encadrés par un collectif sérieux et responsable, ce squat n’a généré aucune nuisance vis-à-vis du voisinage (qui se montre d’ailleurs solidaire du collectif) ni aucune dégradation du bien en question.

Pourtant, avec une rapidité surprenante, probablement inédite et surement sans aucun rapport avec le fait que la maison lui appartienne, la justice a déjà autorisé l’expulsion.

Est-ce que cette expulsion solutionnera le problème ? Sachant qu’aucune partie responsable (Etat ou Département) n’a pris d’engagements concernant le futur des expulsés, nous ne le croyons pas.

Au mieux, ces mineurs trouveront une famille volontaire pour les accueillir. Et de l’organisation d’une solidarité collective, on légitimera une addition de solidarité individuelle, avec les risques pour les uns et les autres que cela comporte. Au pire, ces mineurs finiront dans un nouveau squat ou à la rue.

Est-ce acceptable ? Les poitevins nous ont montrés, par leur mobilisation, qu’ils étaient solidaires. A l’image de la Ville que nous, majorité de gauche depuis 40 ans avons souhaité construire. Nous devons, en tant que conseil municipal nous poser la question de savoir ce que nous devons et pouvons faire pour répondre cette exigence de solidarité.

Les élus du conseil municipal représentent les habitants de Poitiers. Pas seulement ceux qui votent. Pas seulement les Français. Pas seulement les majeurs. N’en déplaise à certains, les mineurs isolés de la Maison sont des Pictaviens. Et nous leur devons de veiller à leur sécurité aussi. Nous ne pouvons donc accepter que la préfecture les expulse sans garantir leur accueil immédiat.

Nous devons participer à trouver une solution collective pérenne à cette situation, dans la mesure de nos moyens, et sans faire croire que seuls, nous pouvons et pourrons tout résoudre.

 

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