Conseil Municipal du 05 Décembre 2016 : Intervention de Laurent Lucaud

La PQR a fait ses titres sur la colère de Jacques Arfeuillere concernant l’absence supposée du Maire pour ce conseil municipal.

Ce qui m’a fait réagir, c’est le terme de « Sbire ». Je cite : « A ses sbires de servir le plat empoisonné. »

Sbire : Individu chargé d’exécuter certaines basses besognes, un homme de main.

Parmi la majorité municipale, il n’y a donc que le Maire. Les autres ne sont que des sous-fifres, des gens de peu : peu d’intérêt et surtout peu de valeur, peu de vertu. Prêt à tout et surtout au pire, les basses œuvres donc, les coups bas, les compromis et les compromissions voir les coups dans le dos.

Vous allez dire que je brode, que je déforme, que j’exagère. Je ne le pense pas. Je sais d’où parle Jacques Arfeuillere. N’oubliez pas qu’il est professeur de Français. Qu’il sait que les mots ont un sens. Je ne lui ferai donc pas l’insulte de penser qu’il s’est trompé sur le mot qu’il a utilisé pour nous qualifier. Il ne l’a d’ailleurs pas simplement dit, mais écrit, puis relayé.

Vous pourriez dire : C’est le jeu habituel de la politique. Cela n’a pas beaucoup d’intérêt et y réagir, c’est faire preuve de sensibilité exacerbée ou y donner trop d’importance. Je ne le crois pas. Car ce mépris pour la majorité fait partie de la façon de faire de la politique d’Osons Poitiers depuis le début de ce mandat.

C’est placer le débat politique au niveau d’un combat moral. Le Bien contre le Mal, les purs contre les impurs. Dans cette diatribe, Jacques Arfeuillere, chevalier du Bien, de la culture et du patrimoine du XXème siècle balaie d’un terme méprisant les portes-flingues du Maire, suppôts du Mal, iconoclastes et mercantiles. Il les dédaigne, car seul le Maire est digne de son courroux légitime et vengeur.

Mais le Maire n’est que le premier des conseillers municipaux. Et si Osons se flatte d’un beau score aux municipales avec 3700 voix, il ne faudrait peut-être pas oublier que le Maire, ainsi que donc tous les conseillers municipaux de la Majorité en ont obtenu 3 fois plus (Frederic Bouchareb aussi, mais c’est un autre sujet). Donc le Maire, comme chacun des conseillers ici présent doivent être respectés.

Nous ne sommes pas des sbires. Nous sommes des élus, qui votons en conscience. Avec des doutes et des interrogations. Certaines certitudes, certes, mais nées de la connaissance et de la pratique des dossiers, grâce au travail que nous fournissons, à l’appui et l’éclairage des services. Nous votons en fonction de la réalité, des enjeux à plus ou moins long terme. Nos décisions ne sont pas et ne peuvent pas être influencés par des notions comme le bien et le mal, la pureté et l’impureté, que je laisse aux idéologues, aux sectaires et aux religieux, mais par le bon et ou le mauvais. Bon ou mauvais pour la ville et ses habitants.

Si Jacques Arfeuillere vient sur ce terrain-là, il nous trouvera comme partenaire de débat et de décisions. Si il reste sur le terrain de la morale, pour notre part, nous lui opposerons le même mépris, qu’il a affiché publiquement.

 

Publicités
Cet article a été publié dans Conseil Municipal, Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s