Conseil Communautaire du 03 Novembre 2016 : Interventions de Laurent Lucaud et Patrick Coronas

Intervention de Laurent Lucaud sur le rapport de la Commission Locale d’Evaluation des Transferts de Charges (CLETC)

Nous ne voulons pas ici mettre en discussion le bilan des commissions de la CLECT. Les élus qui ont participé à ces réunions et qui se sont accordés sur ces chiffres de compromis.

Nous voulons interroger et appuyer cette démarche de coopération.

Pendant très longtemps (trop longtemps ?) Poitiers a pris en charge seule sa fonction de centralité. Cela a été le cas pour la création de l’Espace Mendès France, pour la construction du TAP, pour le financement de l’école des Beaux Arts, de l’EESI, pour celui du conservatoire,…

Tous ces investissements et fonctionnements structurants devaient se faire, la force de Poitiers (et donc de Grand Poitiers), c’est d’être un pôle Universitaire historique et puissant (la fon prochaine de la COMUE Léonard de Vinci doit d’ailleurs nous interpeler). Pour assurer ce pôle, il faut une politique culturelle, et un soutien à l’Université et aux écoles sur notre territoire.

L’extension de notre agglomération et sa transformation en communauté urbaine sont donc bien le moment non pas de faire des comptes d’apothicaires  ni d’avoir des discussions byzantines pour savoir qui s’en tire le mieux ou qui fait payer l’autre. C’est le moment pour notre collectivité Grand Poitiers d’assurer et d’assumer ces politiques structurantes. Cela sera d’ailleurs aussi le moment pour Grand Poitiers de choisir si il souhaite maintenir telle ou telle action ou politique. Nous pensons en effet que ce n’est plus à Poitiers seul non pas de payer mais de décider d’un certain nombre de politiques qui ne sont en fait que des politiques à l’échelle de l’agglomération. La décision politique devra donc se prendre dans notre assemblée ce qui me semble le plus juste et le plus démocratique.

Les communes restent libres de politiques importantes, politique sociale, politique de maisons de quartiers, politique des écoles.

Intervention de Patrick Coronas sur la garantie d’emprunt Logiparc :

Depuis de nombreux mandats, les élus communistes ont soutenu l’idée de la mise en place d’un office public HLM fort pour la collectivité (compétence qui passe à Grand Poitiers désormais). Nous ne pouvons que nous réjouir que cette mise en place se fasse. Bien évidemment, cette décision ne pouvait être ni anodine ni neutre financièrement. L’acquisition d’une SEM société privée a un coût qu’il faut assumer si on veut être cohérent avec la création d’un opérateur public.

Cela a un coût certes mais pourra éviter à la collectivité d’autres coûts que pouvaient avoir l’existence de 2 SEM (SIPEA et SEP) dont les activités pouvaient parfois être en concurrence et non pas complémentaires.

Cela a un coût mais donnera à EQUIDOM une échelle pertinente et des leviers d’actions supplémentaires.

Cela montre enfin que lorsqu’ une délégation de service public est décidée, le retour en gestion publique a toujours un coût et que donc cette délégation ne devrait se faire qu’en informant l’assemblée délibérante du coût de retour en régie. C’est ce coût qui d’ailleurs a fait reculer le bureau communautaire (et je comprends tout à fait une telle position)  sur la reprise en régie de la collecte et du traitement des déchets dont nous avions fait la proposition.

 

Publicités
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s