Intervention de Patrick Coronas : Budget de Grand Poitiers Conseil Communautaire du 01 Avril 2016

Ce budget est donc le dernier que nous allons voter pour nos 13 communes. Il est au final le reflet de la façon dont nous avons construit la politique communautaire tout au long de ces dernières années.

Une réelle prise en compte de la situation économique, des habitants comme des entreprises, de notre territoire, avec une vigilance particulière sur le montant et l’évolution des taux d’impositions.

Des programmes d’investissements raisonnables mais structurants, en particulier sur l’Eau et les transports

Un budget de fonctionnement  maitrisé mais dont on ne rappellera jamais assez qu’il n’est pas un poids comme certains voudraient le faire croire. Le budget de fonctionnement,  c’est le prix des services  rendus à la population, ce n’est pas l’argent des citoyens brulé dans l’arrière-cour de la collectivité. Vouloir à tout prix le réduire, sans discernement et distinction, c’est mettre en péril l’action de la collectivité vers ses administrés.

Une politique de ressource humaine  qui ménage une légère augmentation de la masse salariale. Un véritable choix politique dans le contexte actuel. Malgré cela, on constate la disparité grandissante (environ 7%) entre le nombre de poste budgétaire et le nombre de poste pourvu. Ces emplois, un jour nécessaire puisque crées ne sont plus occupés aujourd’hui pour de multiples raisons, certaines temporaires d’autres plus définitives. Ces postes gelés doivent être débattus. Nous devons discuter de ceux qui doivent être effectivement supprimés et de ceux qu’il est indispensable de pourvoir à nouveau, quitte à les réaffecter. Il en va du fonctionnement de certains services et des conditions de travail des agents. La collectivité n’a rien à gagner à laisser se dégrader celles-ci. Les économies à court-terme sur les salaires couteront sur le moyen et le long terme.

Pour ce qui concerne les dotations, nous sommes en 2016 toujours dans la même litanie de l’austérité :

Avec son premier pilier, la diminution de la dette publique conformément aux critères du pacte européen de stabilité. Dans ce cadre, les collectivités contribuent à 20 % de l’effort demandé, alors qu’elles ne représentent que 9% du déficit public de la France. Et son deuxième pilier  qui vise à augmenter par des fonds publics la compétitivité des entreprises privées. Il s’agit là de millions d’euros distribués sans critères acceptables en termes de création d’emplois.

Face à cela, ce sont donc les collectivités qui paient le prix fort, alors qu’elles sont en première ligne pour répondre aux besoins grandissants de la population :

Besoin de logement, d’activité économique, de transport, d’eau, de solidarité, d’emploi, d’une meilleure qualité environnementale,  d’activité sportive, etc …

Ce sont tous les services que nous devons rendre à nos concitoyens, ce sont les besoins auxquels nous devons répondre et cela en respectant les spécificités de chacune de nos communes. Ce budget s’y emploie.

Notre opposition radicale à la politique nationale ne doit pas nous empêcher de juger ce budget pour les choix qu’il fait dans le contexte imposé. C’est une question de responsabilité et d’honnêteté intellectuelle car les paramètres extérieurs s’imposent à tous, quel que soit la couleur politique du Président de l’agglomération ou de la collectivité. Nous voterons donc ce budget.

Publicités
Cet article, publié dans budget, grand poitiers, patrick coronas, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s